{Témoignage} Ma fausse couche à seulement 19 ans

Par Camille Levesque5 min de lecture

Une fausse couche est une véritable épreuve, peu importe l’âge à laquelle on la vit. Aujourd’hui, Eva a accepté de partager la sienne avec nous. Elle avait seulement 19 ans lorsqu’elle a découvert qu’elle était enceinte, avant de voir sa grossesse s’interrompre quelques semaines plus tard. Un témoignage raconté avec ses propres mots, que nous vous laissons découvrir dans cet article…

Photo de Rene Terp

Du bonheur à l’enfer, le récit d’une fausse couche

J’avais seulement 19 ans lorsque j’ai appris que j’étais enceinte.

C’était un après-midi où je travaillais. Je ne me sentais pas bien et j’avais de fortes douleurs dans la poitrine. À ma pause de midi, en rentrant chez moi, je décide de faire un test de grossesse. Quelques secondes plus tard, une deuxième barre, très fine, apparaît. Je n’y croyais pas. Je l’ai regardée plusieurs fois, pensant que je rêvais, mais elle était toujours là. J’appelle aussitôt mon copain, qui vient me rejoindre immédiatement. Nous avons pleuré comme deux bébés, en nous posant mille questions. Quelques jours plus tard, nous avons dû l’annoncer à nos parents. J’avais 19 ans, lui 18. Nous avions besoin de leur soutien. L’annonce a été un choc, mais tout le monde m’a laissé prendre ma décision : garder mon bébé ou avorter.

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Quelques semaines plus tard, après les premières échographies, même s’il était encore trop tôt pour entendre son cœur, nous commencions à y croire de plus en plus. Nous prenions des photos de mon ventre qui s’arrondissait doucement, nous posions nos mains dessus et mon copain parlait déjà régulièrement à notre bébé.

Puis un matin, en me levant pour aller travailler, tout a basculé.

Je vais aux toilettes et je perds un caillot de sang, sans aucune douleur. Je me mets à hurler. Ma mère accourt immédiatement. Elle avait déjà compris ce qui était en train de se passer, contrairement à moi. J’appelle mon copain, qui était alors en cours, puis je pars rapidement à l’hôpital où j’étais suivie pour ma grossesse.

Pendant l’échographie, je n’oublierai jamais les mots de l’échographe : « On n’entend plus votre bébé. Il faut aller voir votre sage-femme en urgence. »

Quelques jours plus tard, alors que je continuais à perdre du sang, j’obtiens enfin un rendez-vous avec ma sage-femme. Elle réalise une échographie, puis me regarde et me dit : « Je suis désolée… votre bébé ne grandira plus. »

J’ai regardé ma maman. J’ai regardé mon copain. Puis j’ai regardé mon bébé sur l’écran, qui n’était presque plus visible. À cet instant-là, je me suis complètement effondrée. On m’explique alors la procédure d’une fausse couche et on me demande si je préfère laisser les choses se faire naturellement ou prendre un traitement médicamenteux. Je choisis de laisser la nature suivre son cours. Malheureusement, ce n’était que le début de cette épreuve.

Les jours passent et rien ne se produit. Puis, un lundi, je ressens des douleurs insupportables dans le ventre, comme si l’on m’arrachait quelque chose de l’intérieur. Dès que je me levais, je perdais de gros caillots de sang. Je pleurais sans arrêt. Je ne cessais de me demander pourquoi mon bébé n’avait pas eu le droit de grandir. Quelques heures plus tard, quelque chose de très gros tombe. Je serais incapable d’expliquer ce que c’était exactement, mais à cet instant, j’ai compris que je l’avais définitivement perdu, malgré le mince espoir auquel je continuais de m’accrocher.

Le lendemain, lors de l’échographie de contrôle, les médecins découvrent également un kyste à l’ovaire. L’embryon n’est pourtant pas entièrement parti. Il est encore là, comme accroché à moi, comme s’il refusait de me quitter. À partir de ce moment-là, les complications s’enchaînent. Les infections se multiplient. Je prends deux fois le traitement médicamenteux, mais rien ne fonctionne. Mon corps refuse toujours d’expulser complètement la grossesse. Finalement, on m’annonce que je vais devoir subir une intervention chirurgicale : un curetage. Quelques semaines plus tard, l’opération a lieu. Les douleurs disparaissent. Les infections aussi. Mais une autre souffrance prend leur place : la culpabilité.

Aujourd’hui, cela fait un an que j’ai traversé cette fausse couche. Un an que cette épreuve m’a profondément changée. Un an que j’essaie de retomber enceinte sans succès. Un an que je culpabilise. Un an que je me détruis psychologiquement. Je fais des tests de grossesse presque toutes les semaines. Je calcule chacune de mes périodes d’ovulation. Toute ma vie tourne autour de ce désir de redevenir maman. Je rêve simplement de pouvoir retomber enceinte, comme tant d’autres femmes…

Je m’appelle Eva, j’ai aujourd’hui 21 ans, et voici mon histoire…

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Hello ! Je suis Camille, Rédactrice web mariage, Community manager, mais aussi Wedding Planner, Officiante de cérémonie laïque et une des organisatrices du Wedd' Challenge (il fallait bien occuper tous les petits gens dans ma tête) ! Dans le mariage depuis 2012, je suis heureuse de partager avec bienveillance et réalité tout ce que je sais de ce joli monde grâce à mes différentes activités. Vous aider et vous accompagner dans la réalisation de votre joli jour me tient à coeur, alors bienvenue à vous chez La Mariée en Colère ! J'ai hâte de lire vos témoignages, vos questions et vos commentaires ! A très vite !

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