Noël en post-partum : sourire malgré la douleur et la fatigue 

Par Camille Levesque4 min de lecture

Les fêtes de fin d’année sont synonymes de joie, de retrouvailles et de partage… mais pour certaines jeunes mamans, c’est aussi une période de fatigue intense et de pressions familiales difficiles à vivre. Entre l’accouchement tout récent, les nuits écourtées, il n’est pas évident de trouver la force de « faire la fête ». Et aujourd’hui, c’est Élodie qui nous confie son vécu : elle a accouché il y a seulement 9 jours et s’apprête à vivre son premier Noël en post-partum. Elle témoigne. 

Photo de Jonathan Borba

{Témoignage} Noël en post-partum me parait insurmontable vu mon état ! 

Bonjour à toutes les lectrices du blog, 

Je suis Élodie, j’ai 29 ans, et j’ai accouché il y a exactement 9 jours de mon petit garçon.

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Mon fils est né par voie basse, après un long accouchement et une fin de travail assez compliquée : épisiotomie, déchirure, ventouse… bref, le combo gagnant ! Je l’aime de tout mon cœur, bien sûr, mais aujourd’hui je suis épuisée aussi bien physiquement qu’émotionnellement. 

Physiquement d’abord : j’ai encore du mal à m’asseoir correctement, chaque mouvement me rappelle l’intensité de l’accouchement. Ensuite moralement : mon allaitement ne se passe pas comme je le voudrais, je pleure souvent, parfois sans raison. Et au milieu de tout ça… Noël approche.

Le marathon des fêtes avec un corps en morceaux

Cette année, le réveillon est prévu dans ma famille, et le jour de Noël dans celle de mon compagnon. Deux repas, deux ambiances, des dizaines de personnes, des enfants partout, des grands-parents surexcités, et moi, au milieu, censée sourire et faire bonne figure alors que je ne tiens même pas debout.

Je sais déjà ce qui m’attend : les remarques bien intentionnées du style « oh, t’as pas encore retrouvé ton ventre », « allez, donne-le-moi, je veux le porter ! », ou encore « tu devrais le laisser pleurer un peu, sinon il va te rendre dingue ». 

Mon bébé n’a même pas deux semaines, il va devoir passer de bras en bras, avec des gens qui voudront tous « le bisouiller », alors que moi, je suis encore dans ma bulle de maternité, avec ce besoin viscéral de le garder tout contre moi.

J’avoue, je culpabilise un peu d’avoir envie de tout annuler. Je sais que nos familles sont contentes, qu’elles ont envie de fêter ça ensemble. Mais honnêtement, je ne me sens pas prête. Je dors par tranches de 45 minutes, je me bats pour allaiter sans pleurer, et j’ai encore des points qui tirent à chaque fois que je m’assieds. Et pourtant, je sais déjà que je vais devoir mettre une robe, me coiffer, sourire, et répondre poliment que « tout va bien ».

Parce que dans nos deux familles, on fait partie de celles qui pensent que « être enceinte ce n’est pas être malade, alors il faut se bouger ». Alors imaginez leur vision du post-partum…

On en parle si peu de cette période. De ces corps meurtris, de ces émotions en montagnes russes, de cette fatigue qui dépasse tout ce qu’on pouvait imaginer. Mais je me dis que peut-être, si j’en parle ici, ça libérera un peu d’autres jeunes mamans qui se sentent comme moi.

Alors oui, je vais sûrement sourire, même si j’ai mal. Pas pour faire semblant, mais parce qu’au fond, il y a une forme de magie. Celle d’être là, avec lui, et c’est peut-être ça, mon vrai Noël cette année ! 

Noël en post-partum : notre avis chez La Mariée en Colère !  

Le post-partum n’est pas qu’une « phase de récupération » : c’est une période de reconstruction, aussi bien physique qu’émotionnelle. Les douleurs, les saignements, la fatigue, les doutes, les pleurs… tout cela est normal, mais cela mérite aussi d’être pris en compte, respecté et entouré de douceur.

Si vous venez d’accoucher et que vous sentez que tout est trop lourd, demandez de l’aide. À votre conjoint, à une amie, à une sage-femme, à votre médecin. Ce n’est pas un signe de faiblesse, c’est un signe d’amour pour vous et pour votre bébé ! 

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Hello ! Je suis Camille, Rédactrice web mariage, Community manager, mais aussi Wedding Planner, Officiante de cérémonie laïque et une des organisatrices du Wedd' Challenge (il fallait bien occuper tous les petits gens dans ma tête) ! Dans le mariage depuis 2012, je suis heureuse de partager avec bienveillance et réalité tout ce que je sais de ce joli monde grâce à mes différentes activités. Vous aider et vous accompagner dans la réalisation de votre joli jour me tient à coeur, alors bienvenue à vous chez La Mariée en Colère ! J'ai hâte de lire vos témoignages, vos questions et vos commentaires ! A très vite !

1 comment

  • J’ai accouché le 19 janvier (à J+6) mais j’aurai très bien pu accoucher avant les fêtes, je ne me suis jamais demandé comment j’aurai fait. Mais je pense que j’aurais tout annulé.
    Je me souviens très bien du post partum, un mois pour réussir à marcher 30m, l’horreur pour me lever et me coucher seule. Je suis restée enfermée chez moi, en étant à moitié nue tellement c’était plus facile pour l’allaitement. J’ai aussi saigné pendant 1 mois. Et on a accepté de la visite, uniquement la belle famille pendant 1h après une semaine car 1er petit enfant.

    C’est vrai que Noël c’est spécial mais enchaîner 2 jours, être dans un endroit où il faut revoir tout son organisation pour gérer bébé, c’est très ambitieux. Qu’importe ce que pense la famille et les remarques qu’ils pourraient faire dans le futur. Le plus important c’est votre famille, votre confort, les souvenirs que vous auraient de cette période. s’ils ne comprennent pas, ils sont égoïstes. Imaginez s’ils vous demandent de l’aide en plus…

    Vous avez pris votre décision mais préparez peut-être une stratégie de repli si l’inconfort est important.

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