Combien de temps résisterons-nous aux pressions familiales ?

Par Camille Levesque5 min de lecture

Aujourd’hui, on vous partage le témoignage de Sandra, une jeune femme qui, comme beaucoup de couples, vit chaque année le même scénario à l’approche des fêtes : le fameux repas de Noël et ses questions embarrassantes. Les pressions familiales peuvent parfois devenir pesantes et semer le doute, même au sein des couples les plus soudés. Sandra nous parle de cette pression bien réelle et de la difficulté de trouver le bon équilibre entre ce que la société attend et ce que l’on désire vraiment pour soi. Un témoignage dans lequel beaucoup d’entre vous se reconnaîtront sûrement… 

Photo de Nicole Michalou

Repas de Noël, ou le retour des pressions familiales

Je m’appelle Sandra, j’ai 29 ans, et cela fait maintenant 2 ans que je redoute un peu la période de Noël, à cause des repas de famille. Ces moments qui devraient être synonymes de joie et de retrouvailles deviennent souvent pour moi un marathon de questions bien trop intimes sur notre vie, sur nos choix, sur notre couple… Chez mes parents comme chez mes beaux-parents, c’est la même chanson : « Alors, quand est-ce que vous vous mariez ? », « Et le bébé, c’est pour quand ? », « Vous n’avez toujours pas de date de mariage ? » ou encore « À ton âge, j’avais déjà deux enfants ! » …

Au début, je souriais. Je répondais par l’humour, un petit « on profite encore un peu de notre vie à deux » ou un « on verra bien » en espérant détourner la conversation. Mais chaque année, les remarques deviennent plus insistantes, plus appuyées, presque comme un rituel inévitable des fêtes, et ce rituel autant vous dire que je ne le valide pas DU TOUT !

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Des pressions familiales gentilles mais bien présentes

Je sais bien et j’ai tout à fait conscience que tout cela part d’un bon sentiment. Mes parents adoreraient m’accompagner à l’autel, mes beaux-parents rêvent de devenir grands-parents (bon les miens aussi en réalité). J’entends qu’ils veulent simplement partager leur bonheur et voir leurs enfants « avancer dans la vie ». Mais à force d’en parler, ça finit par créer des pressions familiales que nous clairement, on subit ! Une espèce d’attente s’installe autour de nous, et plane à chaque repas, chaque anniversaire, chaque réunion de famille en fait. 

Je suis consciente que j’ai beaucoup de chance. Nous avons un couple solide, une situation stable, un appartement où il est possible en effet d’accueillir un enfant, et tout ce qu’il faut pour construire une belle famille. Et pourtant, je n’ai pas envie de me précipiter ! Oui, j’ai envie d’être maman, un jour. Oui, j’aimerais me marier. Mais pas parce que tout le monde le veut pour moi. J’aimerais que ces décisions viennent de nous deux, quand nous sentirons que c’est le bon moment.

Ce qui me questionne aujourd’hui, c’est jusqu’où les pressions familiales peuvent influencer nos choix ? Je me demande souvent combien de temps mon chéri va tenir avant de craquer. Il est patient, plus que moi en tout cas, et il gère les remarques avec beaucoup d’humour. Mais je le sens parfois un peu las, surtout quand les conversations tournent en boucle. Et je m’interroge : si un jour il me demande en mariage, est-ce qu’il le fera parce qu’il en a vraiment envie, ou simplement pour faire taire nos familles et retrouver un peu de tranquillité ? Cette pensée me fait un peu peur. Parce que, pour moi, le mariage, c’est tout sauf une formalité. C’est un engagement profond, et surtout pas une réponse à des injonctions extérieures.

Le poids des traditions et la liberté de choisir

Je crois qu’on vit dans une époque charnière, entre deux générations. Nos parents ont connu un schéma très classique : on se rencontre, on se marie, on achète une maison, on fait des enfants. Dans leur tête, c’est l’ordre naturel des choses. Mais pour nous, c’est différent. On veut prendre le temps, vivre d’autres expériences, construire à notre rythme. Et forcément, ce décalage crée des incompréhensions. Chaque fois que je tente d’expliquer cela à ma mère, elle sourit mais je vois bien qu’elle ne comprend pas totalement. Pour elle, attendre trop longtemps, c’est « risquer de passer à côté ». Quant à ma belle-mère, elle a toujours une phrase pour me rappeler qu’elle ne rajeunit pas, sous-entendant qu’elle aimerait être encore « une mamie active » quand le bébé arrivera. Je comprends tout cela, vraiment. Mais parfois, j’aimerais qu’on nous laisse simplement vivre à notre rythme, sans nous projeter sans cesse dans ce que l’on « devrait » faire.

Je ne sais pas combien de temps encore nous résisterons à ces pressions familiales, ni si un jour l’un de nous finira par craquer. Mais ce que je sais, c’est que quand la demande viendra — si elle vient —, je veux qu’elle soit sincère et avec du sens, pas une conséquence des conversations de Noël ! 

Du coup je me demande, est-ce que vous aussi vous vivez ces pressions familiales autour du mariage ou du bébé ? Est-ce que vos familles vous laissent respirer ou, comme moi, chaque repas devient un moment où il faut esquiver les questions ?

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Hello ! Je suis Camille, Rédactrice web mariage, Community manager, mais aussi Wedding Planner, Officiante de cérémonie laïque et une des organisatrices du Wedd' Challenge (il fallait bien occuper tous les petits gens dans ma tête) ! Dans le mariage depuis 2012, je suis heureuse de partager avec bienveillance et réalité tout ce que je sais de ce joli monde grâce à mes différentes activités. Vous aider et vous accompagner dans la réalisation de votre joli jour me tient à coeur, alors bienvenue à vous chez La Mariée en Colère ! J'ai hâte de lire vos témoignages, vos questions et vos commentaires ! A très vite !

2 comments

  • Bonjour,
    J’avais pas trop le soucis car j’étais plutôt dans  » la norme  » pour le suivi de tout ça mais par contre on a beaucoup eu la question du 2ème.
    Du coup, un jour j’ai lancé du tac au tac, à Noël  » on aimerait bien mais ça fait deux ans qu’on essaie et on arrive pas ».
    Ce qui était vrai. Et je pense que ça a calmé les choses.
    Peut-être essayer de les conscientiser de ce côté là ?
    Bon courage !

  • J’ai de la chance car ni dans ma famille, ni dans ma belle-famille on interroge sur ce genre de sujet. Chacun fait sa vie et ses choix. Si ce type de sujet viennent sur la table c’est parce que ça vient de la personne elle-même.

    En fait la seule bonne façon de craquer, ce n’est pas d’avancer vos projets, c’est de leur dire d’arrêter d’en parler tout court.
    Moi je vous encouragerai à répondre à la prochaine question : si le sujet mariage est évoqué encore une fois, ça retardera d’un an son accomplissement. Et idem avec les enfants. Un an de plus à chaque question. Il faut arrêter d’être civil au bout d’un moment. Et faites vos projets quand vous serez prêt. Ça vient naturellement.

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