Ma belle-mère est beaucoup trop présente et je n’en peux plus !

Par Camille Levesque5 min de lecture

On en parle souvent sur le ton de la blague, mais pour certaines personne, la belle-mère un peu trop envahissante est un réel problème du quotidien. Celle qui passe “juste dire bonjour” sans prévenir, qui s’incruste dans les repas, ou qui se considère presque comme le troisième parent de vos enfants. Aujourd’hui, notre lectrice témoigne. Depuis la mort de son beau-père, sa belle-mère s’est rapprochée d’eux… un peu trop à son goût. Entre culpabilité, malaise et besoin d’espace, elle ne sait plus comment gérer la situation.

Ma belle-mère est beaucoup trop présente
Photo de Elina Sazonova

{Témoignage} Je sature de passer ma vie avec ma belle-mère !

Bonjour à toutes,

Je viens témoigner ici parce qu’il m’arrive souvent de jeter un oeil aux articles et que là, clairement, je à bout ! Je vous explique ! Quand le père de mon conjoint est décédé, j’ai évidemment eu de la peine pour ma belle-mère. Ils formaient un couple fusionnel, elle s’est retrouvée seule du jour au lendemain, et je comprenais qu’elle ait besoin de se rapprocher de son fils et de sa petite fille. Mais je n’avais pas imaginé que ce rapprochement deviendrait aussi… envahissant !

Nous vous présentons les partenaires du blog, la suite de votre article juste en-dessous :

salon de alliance

livre mariage

livre mariage

Le juste milieu entre vouloir être près de nous et passer sa vie avec nous

Quelques mois après le décès, elle a vendu la maison familiale et acheté un appartement à 10 minutes à pied de chez nous. Au début, on trouvait ça mignon. Elle disait que c’était pour profiter de sa petite-fille et qu’elle ne voulait pas déranger. Sauf qu’aujourd’hui, elle dérange. Beaucoup ! Et principalement moi.

Je travaille de chez moi, et elle passe régulièrement « juste pour dire bonjour ». Sauf qu’elle ne reste jamais 5 minutes. Elle s’installe, fait du café, commente ce que je cuisine, raconte sa journée, parfois même fait une lessive « parce qu’elle s’ennuie”. Et moi, je suis incapable de lui dire de partir sans passer pour la méchante belle-fille insensible !

La surprise de trouver ma belle-mère à la sortie de l’école

Ce qui m’a le plus choquée, c’est le jour où je suis allée chercher ma fille à la maternelle… et que je l’ai trouvée déjà avec sa grand-mère. Sans prévenir, elle était venue plus tôt, avait récupéré ma fille à la maîtresse à la sortie de l’école “parce qu’elle passait par là”. J’ai eu un mélange de panique et de colère. Bien sûr, ma fille était contente, mais moi, je ne l’étais pas du tout !

Je lui ai expliqué calmement et avec bienveillance (autant que je le pouvais à ce moment-là en tout cas) que j’aurais aimé être prévenue, que c’était important pour moi d’avoir ce moment seule avec ma fille après l’école. Elle m’a répondu, presque vexée “tu exagères, je voulais juste vous rendre service.”
Sauf que ce n’était pas un service. C’était encore une intrusion de sa part dans notre quotidien. Evidemment, je comprends et je sais que c’est fait avec beaucoup d’amour, sauf que ça plus ça plus ça… ça fait TROP !

Quand on reçoit des amis, elle “passe par hasard” avec un gâteau. Quand on sort en famille, elle “tombe” sur nous au parc. Quand on prévoit un week-end, elle soupire en disant “ah, vous partez sans moi…” Et moi, forcément, je culpabilise. Parce qu’elle est seule. Parce qu’elle est gentille. Et d’un autre côté, j’ai l’impression qu’elle ne comprend plus la notion de limite.

Un soir, j’ai craqué. J’ai dit à mon mari que je n’en pouvais plus, que j’avais besoin qu’il en parle à sa mère. Il a accepté, à contrecœur, parce qu’il sentait bien que la situation devenait invivable.

Le lendemain, il lui a parlé. Je ne sais pas exactement ce qu’il a dit, mais quand il est revenu, il était abattu. Elle avait fondu en larmes, en disant qu’elle se sentait rejetée, qu’elle n’avait “plus personne”, et qu’on voulait la mettre de côté. Et depuis ? c’est pire ! Elle fait encore plus d’efforts pour être présente, comme pour prouver qu’elle “fait partie de la famille”.

Je me sens partagée entre la compassion pour elle et sa situation et mon agacement. Je sais qu’elle souffre, qu’elle est seule, que la mort de son mari a laissé un vide immense mais j’ai aussi le droit à mon intimité, à ma maison, à mes moments de tranquillité.

Je n’ai plus envie de rentrer chez moi et de me demander si elle va surgir et je n’ai plus envie de me sentir coupable de vouloir simplement qu’elle garde ses distances sauf que je ne sais plus quoi faire.

J’aimerais trouver une solution sans blesser personne mais comment poser des limites quand chaque tentative finit en larmes et en reproches ? Comment dire à quelqu’un “tu prends trop de place” sans passer pour une ingrate ? Je ne sais pas combien de temps on pourra tenir comme ça sans que ça explose.

Si certaines ont vécu la même chose, j’aimerais savoir comment vous avez fait parce que là, honnêtement, je ne vois plus d’issue !

Vous souhaitez publier votre histoire ou vos conseils sur le blog ? Déposez votre témoignage mariage ou témoignage maternité ici.

livre mariage livre mariage

annuaire prestataires mariage

Partager :

Hello ! Je suis Camille, Rédactrice web mariage, Community manager, mais aussi Wedding Planner, Officiante de cérémonie laïque et une des organisatrices du Wedd' Challenge (il fallait bien occuper tous les petits gens dans ma tête) ! Dans le mariage depuis 2012, je suis heureuse de partager avec bienveillance et réalité tout ce que je sais de ce joli monde grâce à mes différentes activités. Vous aider et vous accompagner dans la réalisation de votre joli jour me tient à coeur, alors bienvenue à vous chez La Mariée en Colère ! J'ai hâte de lire vos témoignages, vos questions et vos commentaires ! A très vite !

3 comments

  • Je comprends que la situation soit difficile. Ma belle mère est également veuve et aprés avoir été une super aidante pendant très longtemps (ce qui l’a forcé à arrêter tous ses loisirs et fit perdre pas mal d’amitiés).
    On aurait donc facilement pu se retrouver dans la même situation que toi sauf qu’on habite à plusieurs centaines de kilomètres.
    Mais mes beaux frères/soeurs ont eu une bonne idée. Ils ont proposé à ma belle mère de définir un emploi du temps qui conviennent à toutes les parties.
    Elle récupère ses petits enfants 2 midis et 2 après midi par semaine. Ce qui est tout bénéfice pour ma belle mere qui est ravie de s’occuper de ses petits enfants et les parents payent moins en garderie/cantine + n’ont pas à se presser pour tout préparer / les récupérer. Et il me semble qu’elle est invité un dimanche sur 2 par chaque couple.
    Nous on l’invite régulièrement à venir passer une semaine chez nous (vu la distance).

    On l’a aussi aider à chercher des activités dans sa ville et celle à proximité (mosaique, tricot, chant, marche…). Pour le moment son agenda est plus occupé que lorsqu’elle travaillait mais ca lui fait du bien. On suppose que petit à petit elle le liberera aussi pour sortir avec ses nouveaux amis.

    Tu pourrais peut être essayer de lui proposer de vous organiser à l’avance. Quel jour elle peut récupérer sa petite fille, quelle jour (si il y en a un) elle peut passer 30 min pour un café ou un lunch chez toi, quand peut êlle rejoindre son fils pour un lunch ou pour un cinéma après le travail, quel samedi/dimanche vous êtes dispo ou non…

    Bonne chance !

  • Je suis d’accord avec Hermione. Elle doit se reconstruire une vie à elle. Ma belle-mère a aussi perdu son mari, elle a aussi vendu sa maison mais elle a sa vie. Elle a choisi un appartement proche de son ancien quartier pour avoir rester proche de ses amis. Elle est extrêmement contente quand on est là et elle aimerait peut-être qu’on le soit plus (on est à 20 min en voiture) mais elle sait qu’on a aussi besoin d’être en famille et de gérer notre quotidien. Elle ne fait pas de chantage affectif, car c’est ce qu’il se passe là.

    Et malgré ça, chaque week-end où on est là, on déjeune chez elle et je trouve ça déjà un peu lourd car ça limite aussi nos activités. Ca veut dire que sur les 2 jours de week-end, on a toujours un déj bloqué alors qu’on a aussi des amis qu’on veut voir, du repos qu’on aimerait prendre. Pour mon mari c’est tout naturel d’y aller mais pour moi c’est un peu lourd que ce soit systématique. J’en ai discuté avec ma belle-soeur (la copine de mon beau-frère) et elle est d’accord. Elle a l’avantage d’être jeune et pour le moment sans enfant donc elle ne se rend pas toujours disponible mais nous avons un enfant et même si ça m’agace un peu de bloquer l’emploi du temps, c’est un moment important pour eux. Et pour le coup, j’adore ma belle-mère mais j’aimerai aussi avoir un peu plus de liberté, ne pas avoir un emploi du temps par défaut.

    J’ai peur qu’il n’y ait pas de solution miracle, car on ne peut pas forcer quelqu’un à faire quelque chose. Mais est-ce qu’elle n’a pas une passion qui pourrait la diriger vers un club de la ville ? Et il faut passer en force cette discussion sur le fait qu’on ne s’invite pas chez les gens sans leur accord préalable ou alors on accepte de se faire rejeter à la porte. Si c’est sur vos heures de travail, vous avez la meilleur excuse du monde pour lui dire que ce n’est pas possible, ayez toujours un faux coup de fil urgent sous le coude et elle finira par comprendre qu’elle perd son temps. Il faut aussi qu’elle accepte la vrai définition de rendre un service qui est de vérifier au préalable qu’il y a un besoin. Ca ne va pas être plaisant mais ça se joue sur le long terme là.
    Il faut la traiter comme une enfant qui doit apprendre les limites. Si on lui dit un coup non, un coup oui, elle va tester et elle va toujours essayer d’aller un peu plus loin. Donc il faut des limites claires, définies et dont les lignes ne bougent pas. Courage, c’est toujours plus dur de redéfinir ses limites que de les définir la 1ère fois qu’on en a besoin, mais c’est possible.

  • Bonjour,

    Je compatis pleinement. Ce n’est pas une vie! Il semblerait que votre belle-mère présente un profil dépendant, elle passe de votre beau-père à vous. Elle a besoin de fusionner. Une piste : l’encourager avec insistance, quitte à faire les démarches pour elle, à s’engager dans des activités ( chorale,…), du bénévolat, magasin solidaire, bref, des activités qui prennent du temps, qui lui font rencontrer des gens, qui l’a font sentir utile. Elle doit aussi se faire des amis.
    Venir à l’improviste doit être interdit, tabou. Elle ne peut pas débarquer comme ça. Peut-être prévoir une plage horaire fixe où elle est attendue, où elle a un rôle, mais cadré. Pas en dehors de ça. Vous n’avez pas à culpabiliser. C’est elle qui ne respecte pas vos limites ( à poser!) votre intimité, votre cellule familiale. Elle n’en fait pas partie, et cela n’est pas grave! Et vos parents à vous? Sont-ils loin? Votre mari doit comprendre que c’est à lui de poser les limites, mais s’il ne le fait pas, vous devez l’empêcher de venir  » Je suis occupée à travailler, j’ai besoin d’être seule ».
    Vraiment, il ne faut pas culpabiliser, c’est à elle de faire sa vie, elle n’a pas le droit de squatter celle des autres.

Laissez votre commentaire