Divorcer à l’amiable après l’été : les questions à se poser

Par La Mariée en ColèreMis à jour le 8 min de lecture

L’été est censé être la saison des vacances, des retrouvailles en famille et des longues soirées à deux. Pourtant, pour certains couples, cette période peut aussi mettre en lumière des difficultés que le quotidien permettait jusque-là de contourner. Quand on passe davantage de temps ensemble, loin du travail et des habitudes habituelles, certaines questions deviennent difficiles à éviter.

Après plusieurs semaines de vacances, la rentrée peut alors être le moment où l’on décide de regarder la situation en face. Est-ce une crise passagère ? Une séparation temporaire pourrait-elle permettre d’y voir plus clair ? Ou le couple est-il arrivé au bout de son histoire ?

Lorsque les deux époux sont arrivés à la même conclusion et souhaitent organiser leur séparation sans conflit, le divorce par consentement mutuel peut être envisagé. Mais « divorcer à l’amiable » ne signifie pas pour autant qu’il suffit de se mettre d’accord autour d’une table. Plusieurs décisions importantes doivent être anticipées et formalisées.

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Est-ce réellement une décision commune ?

C’est probablement la première question à se poser.

Un divorce à l’amiable suppose que les deux époux soient d’accord sur le principe de la séparation et sur ses conséquences. Il ne s’agit donc pas seulement de constater que le couple ne fonctionne plus : chacun doit pouvoir exprimer librement sa volonté.

Il peut être tentant, dans une période émotionnellement difficile, d’accepter rapidement les propositions de l’autre pour éviter une dispute. Mais un accord véritablement amiable doit être réfléchi et librement consenti.

Avant d’engager les démarches, il peut donc être utile de prendre un peu de recul et de se demander si cette décision correspond réellement à ce que chacun souhaite pour la suite.

Comment organiser la vie des enfants ?

Lorsque le couple a des enfants, la séparation ne concerne évidemment pas uniquement les deux adultes.

Il faut réfléchir à leur quotidien : où vont-ils vivre ? Comment seront organisés les temps passés avec chacun des parents ? Comment gérer les vacances scolaires, les trajets, les anniversaires et les fêtes de famille ?

La question financière doit également être abordée, notamment lorsqu’une pension alimentaire est prévue. Dans le cadre d’un divorce par consentement mutuel, ces modalités sont intégrées à la convention de divorce rédigée par les avocats.

L’objectif n’est pas nécessairement de reproduire exactement l’organisation qui existait avant la séparation. Il s’agit plutôt de construire une organisation réaliste, compréhensible et adaptée aux contraintes professionnelles et personnelles de chacun.

Que va devenir le logement familial ?

Le logement est souvent l’un des sujets les plus complexes à régler.

Qui va rester dans la maison ou l’appartement ? L’autre époux doit-il trouver un nouveau logement ? Le bien est-il vendu ? L’un des deux peut-il racheter la part de l’autre ?

Ces questions deviennent particulièrement importantes lorsque le couple est propriétaire.

Il faut alors tenir compte du régime matrimonial, de la propriété du bien, des éventuels crédits en cours et de la situation financière de chacun. La convention de divorce doit notamment prendre en compte la liquidation du régime matrimonial ou préciser qu’il n’y a rien à partager.

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Ce n’est donc pas le moment de se contenter d’un accord verbal du type « tu gardes la maison et je récupère mes affaires ». Les conséquences patrimoniales doivent être examinées sérieusement.

Comment répartir les biens et les finances ?

Après plusieurs années de vie commune, les finances d’un couple sont rarement parfaitement séparées.

Comptes bancaires, épargne, véhicule, mobilier, investissements, biens immobiliers, crédits : la liste peut rapidement devenir longue.

Avant de prendre des décisions, il est donc utile de faire un état des lieux précis de la situation financière du couple.

Cela permet notamment d’identifier les biens communs, les biens propres et les éventuelles dettes, mais aussi de réfléchir à ce que chacun pourra réellement assumer financièrement après la séparation.

Le divorce modifie en profondeur le budget de deux personnes qui avaient parfois organisé toute leur vie autour de revenus communs. Anticiper cette nouvelle réalité peut éviter de mauvaises surprises quelques mois après la séparation.

Faut-il prévoir une prestation compensatoire ?

La séparation peut également créer une différence importante entre les situations financières des deux ex-époux.

Une prestation compensatoire peut, dans certaines situations, être prévue afin de compenser la disparité que la rupture du mariage crée dans les conditions de vie respectives.

C’est un sujet qui mérite d’être abordé avec les avocats, notamment lorsque l’un des époux a réduit ou interrompu son activité professionnelle pour s’occuper des enfants, lorsque les revenus sont très différents ou lorsque les parcours professionnels ont fortement divergé pendant le mariage.

Il ne faut pas attendre la dernière étape de la procédure pour commencer à réfléchir à cette question.

Quel nom porter après le divorce ?

C’est un détail qui peut sembler secondaire, mais il ne l’est pas forcément.

Après le divorce, chacun doit réfléchir à l’utilisation éventuelle du nom de son ex-conjoint. La convention de divorce peut notamment préciser la perte ou la conservation du nom d’usage.

Certaines personnes souhaitent reprendre immédiatement leur nom de naissance. D’autres ont construit leur vie professionnelle ou familiale sous leur nom marital et souhaitent continuer à l’utiliser dans certaines circonstances.

Là encore, mieux vaut en parler clairement plutôt que de découvrir les conséquences de cette décision après la séparation.

Comment choisir ses avocats ?

Un divorce à l’amiable ne signifie pas que les époux peuvent se passer d’avocats.

Dans le cadre d’un divorce par consentement mutuel, chaque époux doit avoir son propre avocat. Un même avocat ne peut pas représenter les deux conjoints dans la procédure de consentement mutuel sans juge.

Les avocats accompagnent les époux dans la rédaction de la convention et veillent à ce que les conséquences du divorce soient correctement prises en compte.

Il est donc important de choisir un professionnel avec lequel on se sent suffisamment en confiance pour poser toutes ses questions, y compris celles qui peuvent sembler gênantes ou très personnelles.

Et si l’un des deux change d’avis ?

Une séparation peut être émotionnellement mouvementée, même lorsque les deux personnes pensent avoir pris une décision réfléchie.

Il est donc important de savoir qu’un accord peut évoluer avant la finalisation de la procédure.

Dans le cadre du divorce par consentement mutuel, les époux peuvent notamment changer de voie en cas de désaccord avant le dépôt de la convention chez le notaire.

Cela rappelle une chose essentielle : un divorce amiable n’est pas une course. Il vaut mieux prendre le temps de vérifier chaque point de l’accord plutôt que de vouloir aller rapidement au bout de la procédure.

Pourquoi l’après-été peut être le bon moment pour faire le point ?

Il n’existe évidemment pas de calendrier idéal pour divorcer.

Mais la rentrée marque souvent un changement de rythme. Après les vacances, les enfants reprennent l’école, les activités redémarrent et chacun retrouve ses contraintes professionnelles.

Pour certains couples, cette période permet de constater que les difficultés rencontrées pendant l’été n’étaient pas simplement liées à la fatigue ou à quelques semaines de promiscuité. Pour d’autres, elle peut au contraire permettre de relativiser une crise et de prendre le temps de chercher d’autres solutions.

Si la décision de se séparer est devenue commune et réfléchie, il est alors possible de commencer à se renseigner sur les différentes démarches pour divorcer à l’amiable et sur les conditions à remplir.

Divorcer sans se faire la guerre, est-ce vraiment possible ?

Un divorce n’est jamais complètement anodin. Même lorsque les deux personnes sont d’accord, il peut y avoir de la tristesse, de la colère, de la peur ou simplement le sentiment étrange de voir se terminer une partie importante de sa vie.

Choisir une procédure amiable ne signifie donc pas que la séparation sera émotionnellement facile. Cela signifie plutôt que les deux époux cherchent à régler ensemble les conséquences de leur rupture, sans transformer chaque décision en affrontement.

Pour y parvenir, il faut accepter de parler d’argent, de logement, d’enfants, de patrimoine et de projets futurs. Des sujets parfois beaucoup plus difficiles à aborder que les raisons mêmes de la séparation.

L’enjeu est finalement de parvenir à construire les conditions d’une nouvelle vie pour chacun. Et lorsqu’il y a des enfants, de permettre à la famille de continuer à fonctionner autrement, même si le couple conjugal n’existe plus.

Après l’été, avant de lancer les démarches, prendre le temps de répondre à toutes ces questions peut donc être une étape particulièrement utile. Parce qu’un divorce à l’amiable ne consiste pas simplement à être d’accord pour se séparer : il faut aussi parvenir à s’accorder sur la manière de tourner la page.

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Bonjour, je m'appelle Nathalie. C'est moi qui ai créé ce blog en 2011. Au début, il était exclusivement dédié à l'organisation de mariage, aujourd'hui on y parle également de maternité et de voyages. Je suis maman d'une petite Louise depuis décembre 2015. C'est moi qui corrige et édite vos témoignages. Ce blog est mon travail à plein temps depuis 2012. Vous pouvez m'envoyer vos messages à contact(@)lamarieeencolere.com et n'oubliez pas de vous inscrire à la newsletter pour ne rien rater !

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